L’entraînement au clicker, est-ce si efficace???

De nos jours, l’entraînement et le comportement animal sont de plus en plus connus. De ce fait, la popularité de l’entraînement au clicker augmente en flèche et c’est super! Il arrive, par contre, que le clicker ait mauvaise réputation, car encore très peu de gens l’utilisent correctement et comprennent réellement la méthode. Comme n’importe quelle nouvelle technique, il faut un certain temps avant de la maîtriser parfaitement. L’utilisation du clicker est assez simple, mais sa compréhension globale peut parfois être plus complexe.

Voici donc un petit article pour vous éclairer, vous aider à mieux comprendre cet outil et éviter certains pièges.

 

Tout d’abord, voyons un peu en quoi consiste la méthode et l’outil.

 

Qu’est-ce que le clicker? Comment ça marche?

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Le clicker est un petit boitier qui fait  »click ». Il produit un son constant, précis et différent de l’environnement habituel de l’animal, ce qui explique son efficacité! Il est un marqueur de bon comportement. On clique donc au moment où l’animal fait le bon mouvement ou prend la bonne décision et on récompense après avoir cliqué.

Par exemple, pour un assis, on clique le mouvement des fesses vers le bas ou encore le moment où les fesses touchent le sol. Pour un reste, on clique l’absence de mouvement ou la  »statue ». Pour un viens, on clique le premier pas en notre direction ou même le regard (le moment où l’animal prend la décision de revenir vers nous). Bref, on clique au moment ou l’animal prendre la bonne décision ou fait le bon mouvement.

Son utilisation est simple mais complexe à la fois. À ce jour, le clicker est parmi les méthodes d’apprentissage les plus efficaces et rapides connues. La méthode peut être appliquée sur n’importe quel être vivant: chat, chien, cheval, poule, dauphin, rongeur, animal sauvage et de zoo, et même sur les insectes et sur les êtres humains. Si vous êtes en mesure de trouver ce qui motive le spécimen devant vous, vous êtes capable de l’entraîner.

 

Malgré sa très grande efficacité, il m’arrive souvent de rencontrer des gens septiques ou réticents face au clicker. Souvent, il s’agit d’un manque de compréhension ou d’une mauvaise utilisation/expérience avec cet outil.

Voyons alors ensemble quelques inquiétudes ou même préjugés souvent exprimés.

 

Je vais être pris avec le clicker pour toujours!

Hey non, la greffe du clicker n’existe pas encore! Il est évident que personne ne veut avoir besoin du clicker pour que son animal coopère. Et non, moi non plus je n’ai pas toujours mon clicker sur moi et je n’ai pas encore trouvé un chirurgien capable de m’en greffer un!!!

Il faut comprendre que le clicker est un outil d’apprentissage! Il sert à apprendre de nouvelles choses ou à les perfectionner. Lorsque l’animal a bien compris et qu’il maîtrise bien le comportement, le clicker n’est plus du tout nécessaire.

On peut également utiliser d’autres marqueurs lorsque nous ne pouvons travailler avec notre clicker, comme un clique-langue (imiter le son du clicker avec la langue) ou encore un mot court et précis comme  »Oui » ou  »Yes ». Il suffit de l’utiliser de la même manière qu’un clicker. Alors, si vous voulez marquer un comportement que votre animal vient de faire (vous dites viens à votre chien et, à votre grande surprise, il revient alors qu’il courrait après un écureuil) vous pouvez utiliser ce marqueur et le récompenser ensuite.

Au fond, le plus important est de savoir utiliser la méthode derrière l’outil.

 

dog-843800__340.jpgMais je vais avoir besoin récompenser toute ma vie!

Il faut d’abord se poser la question : Pourquoi est-ce que je souhaite ne pas avoir besoin de nourriture?

Pour certains comportements comme le rappel, on veut évidemment que notre chien revienne, et ce, avec ou sans présence de nourriture. C’est une question de sécurité! Pour d’autres comportements, comme pour la coupe de griffes, il n’est absolument pas nécessaire de se priver de nourriture. Si on est capable d’aller chercher le coupe-griffe, on est aussi capable d’aller chercher des récompenses. Dans ce cas, bien qu’il soit possible d’arriver à avoir un animal qui collabore pour la coupe de griffe sans présence de nourriture, ce n’est en rien obligatoire et on peut très bien utiliser la nourriture pour le faire pendant toute la vie de l’animal.

Ensuite, il faut comprendre une loi absolu, qui est vraie pour tout être vivant: Tout comportement non récompensé s’éteint.

Si votre travail ne vous procurait aucun plaisir, aucune paie et aucun avantage social, continueriez-vous de le faire? Non. C’est aussi simple que cela.

Il est donc faux de dire que l’on ne récompense plus jamais un comportement. On peut ne plus récompenser avec la nourriture, on peut récompenser de façon moins constante et plus variable, donc ne plus récompenser à chaque fois. Mais si un animal fait un comportement, soit dans la nature, soit parce qu’on le lui a appris, c’est qu’il est payant de le faire pour lui. Un  animal fait un comportement soit pour obtenir quelque chose, soit pour éviter quelque chose. Point.  (Sauf en cas de trouble psychologique).

Il peut aimer le comportement en soit (courir après un écureuil est  »le fun » pour l’animal, il n’a pas besoin d’être récompensé pour que le comportement augmente. Le simple fait de le faire est renforçant!) , ou avoir un si haut niveau de renforcement pour ce comportement que ne pas être récompensé une fois ne diminuera pas sa motivation (ce que j’appelle avoir de l’argent en banque) !

On peut aussi avoir tellement entraîné et travaillé un comportement que l’animal a réellement appris à aimer faire ce comportement et ce dernier ne nécessite alors aucune récompense puisque le simple fait de le faire est plaisant et donc renforçant. Certains chiens adorent sauter, tourner, tirer un objet ( »tugger ») ou encore courir. On peut alors mettre ce comportement sur commande et l’utiliser pour en récompenser un autre. On voit souvent dans des routines de freestyle, ou encore en obéissance et autres sports canins, l’humain faire faire un comportement X régulièrement dans la routine afin de garder l’animal motivé. Ce comportement devient alors une récompense.

 

 

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Mais qu’est-ce qu’une récompense???

Tout ce que l’animal veut! Simplement.

Attention par contre à ne pas confondre avec ce qu’il aime. Ce n’est pas parce qu’on aime quelque chose, qu’on en a envie en ce moment! Votre chien peut adorer se faire caresser, mais est-ce qu’il veut se faire caresser pendant les promenades? Pour certains oui, mais pour d’autres, ils pourraient plutôt vous regarder l’air de dire  »ben voyons, t’es ben fatiguant, c’est pas le moment des caresses! Laisse-moi tranquille! ». Dans ce cas-ci, flatter le chien pourrait même être une punition et faire diminuer le comportement que l’on tente de renforcer. (ex: le chien revient, on le flatte pour le récompenser, mais après quelques répétitions, il revient de moins en moins.).

Alors posez-vous la question : «  qu’est-ce que votre animal veut ?», et vous aurez ainsi une multitude de récompenses possibles: de la nourriture, votre attention, un jouet, des caresses, aller sentir une borne fontaine, allez rejoindre un ami canin, etc. La liste de possibilité est très longue!

Le clicker permet aussi d’avoir un certain délais entre le comportement et la récompense. Si on reprend l’exemple du chien qui revient alors qu’il chassait un écureuil, si je veux être vraiment efficace en utilisant seulement la récompense, il faudrait que la récompense apparaisse immédiatement au moment où le chien revient, afin d’être certain que le chien fasse l’association du comportement avec la récompense. Ce n’est pas toujours possible, ni pratique! En marquant le comportement avec un clicker ou encore avec un autre marqueur comme un  »Oui », on marque le comportement et on pourra avoir un petit délais avant de récompenser (pas plusieurs minutes mais au moins le temps d’aller chercher la récompense!). L’utilisation d’un  marqueur permet donc  d’être plus flexible et d’indiquer avec précision à l’animal ce pour quoi il a été récompensé.

Ceci dit, lorsqu’on utilise le clicker, il est préférable de toujours récompenser avec de la nourriture, simplement pour s’assurer de préserver la signification et l’efficacité du clicker et de ne pas mélanger l’animal. Une fois que l’animal est bon, on peut alors délaisser le clicker et la nourriture pour utiliser un mot comme marqueur avec une autre forme de récompense.

En gros, clicker = nourriture, mot = nourriture ou autres récompenses.

 

Vous manquez d’idées de gâteries? Référez-vous à mon article : Idées de récompenses maison.

 

Kala coupe griffe.jpgLe clicker sert juste pour apprendre des tours de fantaisie, pas pour régler des problèmes d’agressivité!

FAUX. Le clicker peut être utilisé pour apprendre de nouveaux comportements, des tours de fantaisie et d’obéissance, mais aussi pour changer l’émotion face à une situation effrayante ( la peur étant la cause première des problèmes d’agressivité).

L’entraînement au clicker bien fait est particulièrement motivant et plaisant pour l’animal. On peut donc  l’utiliser pour travailler la réactivité, la peur, l’agressivité, la protection de ressources, le toilettage, les visites chez le vétérinaire, etc. De nombreux chiens avec des troubles de comportements sévères (et autres animaux), à travers le monde, ont été complètement réhabilité avec la méthode d’entraînement au clicker. Il faut, bien sûr, avoir une bonne compréhension de la psychologie animale et bien l’utiliser, mais oui, c’est possible et même très efficace!

Petit fait vécu, ma chienne Kala, chienne anxieuse et nerveuse qui est réactive aux autres chiens et qui déteste se faire restreindre, a régulièrement besoin de traitements d’acupuncture chez le vétérinaire. Alors imaginez devoir lui mettre des aguilles dans une salle chez le vétérinaire où les odeurs de chiens sont partout et où on entend des chiens japper, etc!

Lors du premier traitement, ce ne fut vraiment pas facile! Elle refusait de rester immobile,  montrait les dents et grognait, démontrant très clairement son inconfort et sa peur. On a fait quelques séances d’entraînement au clicker à la maison, en simulant les traitements d’acupuncture, soit environ 15 minutes d’entraînement en tout dans la semaine.

Lors du 2e traitement, on a commencé avec les mêmes exercices. La vétérinaire a fait elle aussi les exercices avec Kala. Kala est restée couchée et a collaborée pendant toute la durée du traitement, et ce sans contrainte ni force. On a pu lui mettre toutes les aguilles sans aucun signe de peur ou d’agressivité. 15min d’entraînement pour de si bons résultats, c’est très peu!!! Évidemment, Kala avait déjà une bonne connaissance du clicker, ce qui a sans doute facilité les choses, mais il est souvent impressionnant de voir à quelle rapidité on peut changer un comportement, même avec un chien qui débute!

Aujourd’hui, près d’un an plus tard et de traitement à environ toutes les 2 semaines, Kala est non seulement parmi les patientes les plus faciles à traiter selon la vétérinaire, mais elle est maintenant beaucoup plus détendue chez le vétérinaire et aime même y aller! On a réussi à changer son émotion!

 

Mais je ne suis pas une pieuvre et le clicker, c’est encombrant! 

La laisse d’une main, le clicker de l’autre, les gâteries dans l’autre? Ça fait 3 non?

En effet le clicker peut parfois sembler un peu encombrant lorsqu’on débute. On ne sait pas trop comment s’installer et on  »s’enfarge ». La clé du succès, comme dans n’importe quoi, c’est la pratique. Mais pour vous faciliter les choses, voici quelques petits trucs pour vous aider à mieux gérer l’ajout d’un outil dans vos mains.

– Commencez sans laisse, à la maison. Vous pourrez ainsi mieux vous concentrer et prendre votre temps pour commencer.

– Utilisez une pochette d’entraînement pour vos gâteries ou alors, placez-les dans vos poches!

– Si votre condition physique et la grosseur de votre chien vous le permettent, utilisez une laisse qui s’attache à la taille afin de vous libérer les mains.

-Placez votre laisse et votre clicker dans la même main, vous aurez ainsi l’autre main libre pour donner les gâteries. Un bracelet sur le clicker peut aussi être très utile pour le garder dans votre poignet.

-Pratiquez, pratiquez et pratiquez!

 

C’est pas efficace, ça n’a pas marché pour moi…

Pour ce qui est de l’efficacité du clicker, certaines erreurs fréquentes expliquent souvent pourquoi les gens n’aiment pas ou ne trouvent pas le clicker efficace. Voici donc quelques trucs pour vous éviter des erreurs fréquentes, et ainsi, avoir le maximum d’efficacité dans vos entraînements:

 

– Faire de petites étapes.

Décortiquez toujours vos entraînements en mini étapes et placez votre animal en situation de réussite. Vous devez l’amener graduellement vers le comportement désiré. La réussite est beaucoup plus motivante et c’est de cette manière qu’on apprend le mieux. Si votre animal échoue, ce n’est pas de sa faute. Soit on n’a pas été clair, soit il ne comprend pas, soit il n’est pas assez motivé, soit il n’est pas rendu là, soit il est stressé ou inconfortable, etc.

Bref, une erreur est une information précieuse que NOUS avons fait une erreur quelque part dans notre entraînement et qu’on doit alors se réajuster.

 

– Avoir un bon timing. 

Votre click doit être fait au moment même où l’animal fait l’action ou prend la bonne décision, le plus précisément possible. Cliquer trop tard marque souvent la fin du mouvement ou alors un mouvement contraire à ce que l’on veut. Cliquer trop tôt est souvent moins grave car il marque souvent un pas dans la bonne direction. Mais il pourrait quand même induire l’animal en erreur et le confondre.

 

-Varier la visibilité des récompenses. 

On veut rapidement pratiquer de ne pas avoir de récompenses sur nous pour ne pas se retrouver avec un chien intelligent qui regarde si on en a et alors, décider si ça vaut la peine de faire ce qu’on lui demande. On veut avoir un chien qui ne se pose même pas la question et qui est convaincu qu’il aura quelque chose! Donc, faites des entraînements où la nourriture est sur le comptoir, dans l’armoire, dans la maison alors que vous êtes à l’extérieur. Par exemple, vous êtes à l’extérieur, vous dites viens, votre chien se retourne = click, puis vous rentrez avec lui chercher sa récompense.

 

-Arrêter de récompenser trop tôt.

C’est souvent les gens qui cessent de récompenser trop tôt et trop vite qui se retrouvent avec un chien qui ne répond qu’en présence de nourriture. Ceux qui ne sont pas pressés de cesser de récompenser et qui récompensent à chaque fois, longtemps, ont des résultats plus fiables à long terme, car l’animal est confiant! Ils finissent souvent par diminuer les récompenses sans même s’en rendre compte, car le comportement est réellement acquis.

Si votre animal est bon dans une situation X, mais qu’avec des distractions il est moins bon, c’est que le comportement n’a pas été assez généralisé et travaillé dans ce contexte. Attendez que l’animal soit vraiment bon et qu’il ait un taux de réussite à plus de 95% avant de diminuer ou varier les récompenses. Vous éviterez ainsi de perdre la motivation de votre animal et donc voir le comportement diminuer ou encore avoir un animal qui vérifie si vous avez de la nourriture.

La récompense est une information précieuse et claire pour l’animal. C’est elle qui lui indique qu’il a réussi (un click sans récompense ne veut rien dire…). Si vous cessez de récompenser trop tôt, avant que votre animal ait acquis le comportement, il pourrait commencer à être confus et douter qu’il a peut-être pas réussi, et alors, le comportement commencera à se détériorer.

 

-Cliquer pour marquer un comportement, pas pour attirer l’attention ou pour récompenser.

 Si on veut que notre clicker soit puissant et efficace, il doit toujours avoir la même signification. Il ne faut donc jamais l’utiliser pour demander un comportement ou pour attirer l’attention de l’animal. Par exemple, certaines personnes vont utiliser le clicker comme signal. Ils vont par exemple cliquer pour que le chien revienne. Mais alors le clicker devient une commande et ne voudra dire que cela, au même titre que le mot viens ou assis. D’autres vont l’utiliser pour distraire le chien ou pour attirer l’attention, ce qui amènera le chien à ne plus comprendre que le clicker marque un comportement.

De plus, le clicker n’est pas une récompense. C’est un marqueur de comportement qui doit être suivi d’une récompense. Si on clique pour récompenser, le clicker perdra de sa signification et de son efficacité.

 

– Soyez passifs et évitez de mélanger le clicker avec la punition, même légère.

 Lorsqu’on entraîne au clicker, la première chose que l’on souhaite est un animal qui veut participer et qui essaie de trouver la bonne réponse. Ceci implique que l’animal n’ait pas peur de se tromper. Or, si on punit une erreur, que ce soit par un simple non ou  »hey » ou encore un coup sur la laisse, etc. On risque de punir  l’animal pour avoir essayé quelque chose. Pour les chiens entraînés avec des méthodes traditionnelles par la punition, c’est souvent très stressant de commencer le clicker. Ils sont souvent inhibés, car ils ont appris par expérience qu’essayer quelque chose risque d’amener une punition. On les appelle les  »cross-over ». On doit être très délicat avec ces chiens pour leur redonner confiance et pour qu’ils trouvent l’expérience agréable.

De plus, il faut comprendre qu’en entraînement, si l’animal échoue, ce n’est pas la faute de l’animal. L’animal fait toujours des comportements appris ou payant pour lui. Il faut donc plutôt chercher à comprendre pourquoi l’animal a échoué. On n’a pas été clair? L’animal ne comprend pas? C’est trop difficile et l’animal n’est pas encore rendu là? L’animal à peur, est stressé, a mal ou est inconfortable (on lui demande un assis sur une plaque de glace ou sur des roches pointues? Il a mal aux hanches?).

Bref, il revient toujours à l’humain de placer son animal en situation de réussite et d’ajuster ses entraînements pour augmenter le taux de réussite de l’animal, jusqu’à graduellement augmenter les difficultés pour éventuellement que l’animal réussisse dans la situation réelle. Un échec doit toujours être pris comme une information précieuse. Il nous indique où est rendu l’animal dans son apprentissage. C’est nous, humains, qui avons le plus gros cerveau, non? À nous de l’utiliser convenablement!

 

J’espère vous avoir aidé à mieux comprendre l’entraînement au clicker et ainsi démystifier certains mythes. J’espère vous avoir donné envie d’essayer et ou de réessayer! L’entraînement au clicker, comme n’importe quelle discipline, est quelque chose qui se pratique et ça en vaut grandement l’effort! N’hésitez pas à contacter un intervenant qui s’y connait bien en clicker pour vous aider à bien maitriser ce fameux outil!!!

 

Sur ce, bon clicker!!!

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